Josélito
Atchadé
saxophones, percussions et chant |
Fils
de musicien, originaire de Porto-Novo, Josélito a été
immergé très tôt dans un environnement
musical. Ecoutant du blues et du jazz, jouant des percussions
et chantant dans une formation scolaire, il suit les pas de
son père et commence le saxophone à l'âge
de 20 ans. Un an plus tard, il quitte le Bénin pour
le Congo où il joue dans différents groupes.
Il y rencontre des musiciens européens et américains
qui l'initient à l'improvisation en jazz, en particulier
le grand guitariste français Louis WINSBERG.
Pendant plusieurs années, il participe au festival
de jazz " Congo N'Dulé " à Brazzaville
et fait plusieurs tournées en Afrique centrale. Il
joue de tous les saxophones : ténor, alto et soprano.
En 1997, il fuit la guerre au Congo et retourne au Bénin.
Et oui, la guerre, celle qui blesse, celle qui détruit,
celle dont les images sont là à jamais en celui
qui la vit ou l'a vécue. De tous les drames qu'il a
connu au cours de cette guerre, celui de la perte de sa fille
est ancré au plus profond de lui. Il décide
pour continuer à vivre, de panser sa blessure par la
FOI. Josélito n'a pas pu oublier cette douleur, mais
il refuse qu'elle devienne résignation. Ainsi, dans
les titres " Not vie à nou " et "
Djodo ", il montre que l'on doit apprivoiser ses
plaies.
Sa fille chantera et l'écoutera toujours car elle
est là. Malgré la douleur qu'il exprime dans
le titre " Vignon ", il remercie dieu ! N'est
ce pas là une belle preuve de pardon ? La musique est
sa VIE.
De retour au Bénin, il participe régulièrement
aux jam sessions organisées tous les week end au So
What, le cabaret jazz de Cotonou. C'est là qu'il
rencontre les autres membres du groupe Fâ. Ses influences
musicales majeures restent Charlie PARKER, Grover WASHINGTON
Jr, Joshua REDMAN,.. Son sens du tempo lui, reste issu des
rythmes traditionnels africains.
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